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Types d’adresses IP : Guide complet pour comprendre le fonctionnement des IP

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Guru VPN experts
02.01.2026

Dans notre article précédent, nous avons déjà expliqué ce qu’est une adresse IP et évoqué ses différents types. Cette base est essentielle, mais comprendre les adresses IP plus en profondeur permet de voir comment Internet organise les appareils, achemine le trafic et applique des accès ou des restrictions.

Dans cet article, nous allons dépasser les bases et explorer les différents types d’adresses IP, leur structure et pourquoi ces distinctions restent importantes aujourd’hui. Que vous soyez curieux des fondamentaux des réseaux ou que vous cherchiez à comprendre le lien entre les IP et les outils de confidentialité comme les VPN, ce guide vous aidera à avoir une vision d’ensemble.

Qu’est-ce qu’une adresse IP ?

Une adresse IP peut être comparée à l’adresse en ligne de votre appareil lorsqu’il est connecté à un réseau. Il s’agit d’un identifiant numérique qui permet aux données d’arriver au bon endroit.

Chaque fois que vous consultez un site web ou envoyez un message, les adresses IP fonctionnent en arrière-plan. Elles indiquent à Internet d’où provient la requête et où la réponse doit être envoyée.

Maintenant que les bases sont posées, examinons les différents types d’adresses IP et leur rôle.

Adresses IP Publiques vs Privées

Il existe deux principaux types d’adresses IP : publiques et privées. Elles remplissent des rôles différents au sein d’un réseau.

Adresses IP Publiques

Votre fournisseur d’accès à Internet vous attribue une adresse IP publique. C’est ainsi que votre réseau est identifié sur Internet et que les sites web communiquent avec vous.

Les adresses IP publiques permettent de :

  • Rendre un réseau accessible sur Internet
  • Acheminer les données vers vos appareils
  • Appliquer des restrictions selon la localisation ou l’accès

Dans la plupart des foyers et bureaux, tous les appareils partagent une seule IP publique via un routeur.

Adresses IP Privées

Les adresses IP privées servent à la communication interne entre les appareils d’un réseau local, comme entre un ordinateur et une imprimante. Elles ne sont pas visibles depuis l’extérieur.

Les plages privées les plus courantes sont : 192.168.x.x, 10.x.x.x et 172.16.x.x – 172.31.x.x.

L’IP publique identifie votre réseau sur Internet, tandis que l’IP privée gère la communication interne. Comprendre cette distinction est essentiel pour le routage, la sécurité et la confidentialité, notamment avec l’usage de VPN.

Adresses IP Statiques vs Dynamiques

Une autre distinction importante concerne la stabilité de l’adresse IP dans le temps.

Adresses IP Statiques

Une adresse IP statique reste identique après son attribution, sauf modification manuelle.

Elles sont couramment utilisées pour :

  • les serveurs et l’hébergement
  • l’accès distant aux réseaux
  • les services nécessitant une adresse fixe

Adresses IP Dynamiques

Les adresses IP dynamiques changent régulièrement. La majorité des utilisateurs domestiques reçoivent une IP dynamique gérée automatiquement par leur fournisseur.

Cela simplifie la gestion pour le fournisseur et limite les configurations manuelles. Cela offre également un léger avantage en matière de confidentialité.

Le choix entre IP statique et dynamique a un impact sur la stabilité, l’accessibilité et la confidentialité. Pour un usage quotidien, une IP dynamique suffit généralement. Pour l’infrastructure et l’accès distant, une IP statique est souvent requise.

IPv4 vs IPv6

Les adresses IP se distinguent également par la version du protocole Internet utilisée. Aujourd’hui, deux versions coexistent : IPv4 et IPv6.

Adresses IPv4

IPv4 est la version originale et reste la plus largement utilisée. Elle repose sur un format de 32 bits et s’écrit sous forme de quatre nombres séparés par des points.

Exemple : 192.168.1.1

Pendant des décennies, IPv4 a constitué l’épine dorsale d’Internet, mais il présente une limite majeure : le nombre fini d’adresses disponibles.

Adresses IPv6

IPv6 a été introduit pour résoudre le problème de la pénurie d’adresses. Il utilise un format de 128 bits et une écriture hexadécimale, permettant un nombre quasi illimité d’adresses uniques.

Exemple : 2001:0db8:85a3::8a2e:0370:7334

IPv6 améliore également l’efficacité du routage et réduit le besoin de NAT, bien que son adoption soit encore progressive.

IPv4 et IPv6 coexistent actuellement, car une transition complète ne peut pas se faire instantanément. De nombreux réseaux, appareils et services reposent encore sur IPv4, tandis que l’adoption d’IPv6 progresse.

Comprendre les deux versions est essentiel, notamment dans le contexte des réseaux modernes, des services cloud et des outils de confidentialité comme les VPN.

Classes d’adresses IP (Adressage Classful)

Avant l’apparition des méthodes modernes d’allocation des adresses IP, celles-ci étaient divisées en classes. Ce système, appelé adressage classful, a été conçu pour simplifier le routage aux débuts d’Internet.

Chaque classe définissait la part de l’adresse IP correspondant au réseau et celle identifiant l’hôte au sein de ce réseau.

Principales classes d’adresses IP

Par exemple :

  • Les réseaux de classe A pouvaient prendre en charge des millions d’appareils
  • Les réseaux de classe C ne prenaient en charge que quelques centaines

Pourquoi les classes d’IP sont devenues problématiques

Bien que simple, l’adressage par classes s’est révélé inefficace. De nombreuses organisations recevaient bien plus d’adresses IP qu’elles n’en avaient réellement besoin, entraînant un gaspillage massif de l’espace d’adressage — surtout avec la croissance rapide d’Internet.

Cette inefficacité est l’une des principales causes de la pénurie d’adresses IPv4.

Même si l’adressage classful n’est plus utilisé aujourd’hui pour l’attribution des IP, le concept reste présent dans :

  • la formation en réseaux
  • la documentation technique
  • les systèmes hérités
  • les explications générales sur la structure des adresses IP

Pour résoudre les limites des classes d’adresses IP, un système plus flexible a été introduit : le subnetting.

Subnetting : Diviser les réseaux en segments plus petits

À mesure que les réseaux se développaient, il est devenu évident qu’un seul réseau devait souvent être divisé en segments plus petits et plus faciles à gérer. C’est là qu’intervient le subnetting.

Le subnetting est le processus qui consiste à diviser un grand réseau IP en réseaux plus petits appelés sous-réseaux. Chaque sous-réseau fonctionne comme un réseau logique indépendant, tout en restant intégré à un réseau plus large.

Le subnetting permet de :

  • réduire la congestion du réseau,
  • améliorer les performances,
  • renforcer la sécurité en isolant le trafic,
  • gérer plus efficacement les adresses IP.

Par exemple, une entreprise peut séparer ses systèmes internes, le Wi-Fi invité et ses serveurs dans différents sous-réseaux, même s’ils appartiennent tous au même réseau principal.

Prenons un réseau avec la plage IP suivante : 192.168.1.0

Au lieu de regrouper tous les appareils dans un seul réseau, le subnetting permet de diviser cette plage en sections plus petites, chacune disposant de son propre ensemble d’adresses IP utilisables.

Il n’est pas nécessaire de calculer manuellement les sous-réseaux pour comprendre le principe. L’essentiel est que le subnetting contrôle la manière dont le trafic est regroupé et acheminé à l’intérieur d’un réseau. Même si vous ne configurez jamais de sous-réseaux vous-même, ils jouent un rôle essentiel dans l’organisation et la sécurité des réseaux.

CIDR (Classless Inter-Domain Routing) expliqué

À mesure que l’Internet s’est développé, l’adressage par classes et les limites rigides des sous-réseaux sont devenus contraignants. Pour y remédier, le CIDR (Classless Inter-Domain Routing) a été introduit.

Le CIDR permet d’allouer et de router les adresses IP sans dépendre de classes fixes. Au lieu de tailles de réseau prédéfinies, il utilise des préfixes flexibles qui définissent le nombre de bits d’une adresse IP appartenant à la partie réseau.

Le CIDR s’écrit avec une barre oblique suivie d’un nombre, par exemple :
192.168.1.0/24

Le nombre après la barre indique combien de bits identifient la partie réseau de l’adresse.

  • /24 signifie que 24 bits sont utilisés pour le réseau
  • Les bits restants servent à identifier les appareils au sein du réseau

On rencontre également :

  • /16 pour les réseaux plus vastes
  • /32 pour une adresse IP unique

Le CIDR rend l’allocation des adresses IP beaucoup plus efficace. Il permet :

  • d’adapter précisément la taille des réseaux aux besoins réels,
  • de conserver des tables de routage plus petites et plus rapides,
  • aux FAI et aux fournisseurs cloud de gérer efficacement l’espace d’adressage IP.

Cette flexibilité est l’une des principales raisons pour lesquelles Internet continue de se développer malgré les limites d’IPv4.

Lorsque vous voyez une plage d’adresses IP ou un bloc de serveurs VPN indiqué avec /24 ou /20, c’est le CIDR en action. Comprendre le CIDR permet de mieux saisir le fonctionnement des grands réseaux et la manière dont le trafic est efficacement acheminé sur Internet.

Adresses IP Partagées vs Dédiées

Une autre distinction importante entre les adresses IP concerne leur caractère partagé ou dédié. Cette différence joue un rôle majeur en matière de confidentialité, en particulier lorsqu’il est question de VPN.

Adresses IP Partagées

Une adresse IP partagée est utilisée simultanément par plusieurs utilisateurs. De l’extérieur, tout le trafic semble provenir d’une seule adresse IP. C’est le type d’IP le plus couramment utilisé par les services VPN.

Les fournisseurs de VPN s’appuient sur des IP partagées car elles :

  • mélangent le trafic de nombreux utilisateurs,
  • rendent plus difficile l’association d’une activité à une personne précise,
  • renforcent l’anonymat grâce à l’effet de « dilution dans la foule ».

Adresses IP Dédiées

Une adresse IP dédiée est attribuée à un seul utilisateur et n’est pas partagée avec d’autres. Certains fournisseurs de VPN proposent des IP dédiées en option, généralement pour des cas d’usage spécifiques.

Les IP dédiées sont utiles lorsque vous avez besoin de :

  • un accès stable à certains services,
  • l’allowlisting par IP,
  • moins de captchas sur certains sites.

Elles offrent toutefois un niveau d’anonymat inférieur à celui des IP partagées.

Pour la majorité des utilisateurs qui utilisent un VPN pour la confidentialité, les adresses IP partagées constituent le meilleur choix. Elles correspondent à l’objectif principal d’un VPN : réduire la traçabilité et l’exposition.

Les IP dédiées ne sont pas « meilleures » — elles sont simplement différentes, optimisées pour la stabilité et l’accès plutôt que pour l’anonymat.

Comment les VPN interagissent avec les classes d’IP, les sous-réseaux et le CIDR

Lorsque vous vous connectez à un VPN, vous ne changez pas seulement d’adresse IP publique — vous entrez dans un environnement réseau différent, avec sa propre structure, ses règles de routage et sa logique d’allocation d’adresses IP.

Les adresses IP des VPN proviennent de sous-réseaux de centres de données

La plupart des fournisseurs de VPN exploitent leurs serveurs dans des centres de données. Les adresses IP de VPN appartiennent donc généralement à des plages de centres de données, allouées par blocs à l’aide de la notation CIDR.
Plutôt qu’une seule IP, un serveur VPN peut fonctionner dans une plage telle que : 203.0.113.0/24

Ce bloc CIDR définit un sous-réseau d’adresses IP que le fournisseur de VPN contrôle et attribue dynamiquement aux utilisateurs connectés.

Pools d’IP partagées et plages CIDR

Les VPN attribuent généralement des IP à partir de pools d’IP partagées. Ces pools :

  • regroupent plusieurs IP au sein du même sous-réseau,
  • sont partagés et alternés entre les utilisateurs,
  • permettent de mélanger le trafic de nombreux utilisateurs.

Le CIDR rend cela efficace en permettant aux fournisseurs de VPN de :

  • gérer de grands pools d’adresses IP,
  • faire évoluer rapidement les serveurs,
  • router le trafic de manière prévisible.

Du point de vue de la confidentialité, cette structure est volontaire : les sous-réseaux partagés rendent plus difficile l’association d’une activité à un utilisateur unique.

Classes d’IP : largement héritées, mais toujours pertinentes conceptuellement

Les VPN modernes ne reposent plus sur les classes d’IP (A, B, C) pour l’allocation, mais le concept reste valable à un niveau abstrait.

Par exemple :

  • de nombreuses adresses IPv4 de VPN appartiennent à des plages historiquement proches des réseaux de classe C,
  • la distinction entre partie réseau et partie hôte existe toujours, mais s’exprime aujourd’hui via le CIDR.

Le CIDR a remplacé l’approche basée sur les classes tout en conservant la logique fondamentale.

Pourquoi cela compte pour la confidentialité et la connectivité

Comme les IP de VPN proviennent de sous-réseaux connus et de plages de centres de données :

  • certains sites appliquent des règles plus strictes,
  • les CDN peuvent router le trafic différemment,
  • la réputation de l’IP devient un facteur clé.

Les fournisseurs de VPN bien gérés surveillent et font tourner activement leurs plages d’IP afin de limiter ces effets et de maintenir une connectivité stable.

Parallèlement, cette approche basée sur les sous-réseaux permet aux VPN de :

  • masquer votre véritable IP résidentielle,
  • protéger la structure de votre réseau local,
  • réduire l’exposition directe de votre appareil.

Lorsque vous utilisez un VPN, votre trafic :

  • quitte votre réseau privé local,
  • entre dans un sous-réseau VPN partagé,
  • est routé via des blocs d’IP gérés par CIDR,
  • et apparaît en ligne sous une identité réseau totalement différente.

Cette couche d’abstraction est ce qui rend les VPN efficaces — et comprendre la structure des IP permet de mieux saisir comment ils protègent la confidentialité.

Choisir le bon type d’IP — et pourquoi un VPN simplifie ce choix

Comprendre les différents types d’adresses IP permet de mieux saisir comment Internet achemine le trafic, applique des restrictions et identifie les appareils. Les IP publiques et privées jouent des rôles distincts, les IP statiques et dynamiques influencent la stabilité et la traçabilité, tandis que les IP partagées, dédiées, résidentielles et de centres de données présentent chacune des compromis spécifiques.

La conclusion essentielle est simple : il n’existe pas de “meilleure” adresse IP universelle. Le bon choix dépend de l’objectif recherché.

  • Pour la navigation quotidienne et la confidentialité, les IP dynamiques et partagées suffisent généralement.
  • Pour l’accès distant ou les besoins professionnels, des IP statiques ou dédiées peuvent être nécessaires.
  • Pour l’anonymat et une réduction du suivi, les pools d’IP partagées offrent des avantages évidents.

En pratique, gérer ces différences manuellement n’est pas réaliste pour la majorité des utilisateurs. Les fournisseurs attribuent les IP automatiquement, la structure des réseaux est invisible et le changement de type d’IP à la demande est rarement possible sans outils supplémentaires.

C’est là qu’un VPN devient particulièrement utile.

Comment Guru VPN aide à gérer l’exposition IP

Guru VPN simplifie l’utilisation des adresses IP en masquant la complexité technique. Au lieu de se soucier des sous-réseaux, des plages CIDR ou de la réputation des IP, l’utilisateur se connecte à un réseau géré, conçu pour la confidentialité et la stabilité.

Avec Guru VPN :

  • votre véritable IP publique est remplacée par une IP VPN issue d’un pool partagé,
  • le trafic est routé via des sous-réseaux soigneusement gérés,
  • le DNS et le routage sont traités de manière cohérente,
  • la rotation des IP réduit la traçabilité à long terme.

Cette approche permet de bénéficier de l’anonymat des IP partagées, d’un accès mondial et d’un comportement prévisible, sans avoir à comprendre ou configurer des détails réseau. Avec Guru VPN, la complexité reste en arrière-plan, vous laissant vous concentrer sur la navigation, le travail et la protection de votre vie privée.

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